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NOVAES : « IL FAUT PRENDRE DU PLAISIR »

Publié le 23/08/2018 à 17:35 - LFP

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Capitaine de l'AS Béziers, Magno Novaes fait figure de guide dans l'effectif inexpérimenté du promu. Entretien avec le plus français des Brésiliens de Domino's Ligue 2 avant la réception du RC Lens (samedi, 15h).

Magno Novaes, l'AS Béziers semble être bien entrée dans sa première saison en Domino's Ligue 2, comment analysez-vous ces débuts (11e avec 6 points après 4 journées) ?
On est dedans au niveau de l'état d'esprit, de l'envie. On sait très bien que, pour faire des résultats, il faut vraiment que l'on soit à 100 %. C'est ce que l'on essaie de faire. Le plus important, c'est que le club ait gardé l'ossature de la saison dernière. On a pu conserver notre dynamique et avoir un temps d'avance sur les plans tactique et individuel. Cela facilite beaucoup de choses. La clé, c'est de garder cet état d'esprit, cette envie que l'on dégage à chaque match. Le maintien, c'est possible, même si ce n'est pas facile. On a de gros matchs à jouer, comme le prochain face au RC Lens. Et je pense aussi qu'il faut s'éclater, prendre du plaisir. C'est important de faire les choses à fond, mais avec du plaisir.

L'écart entre National et Domino's Ligue 2 est-il grand pour vos coéquipiers qui ne connaissaient pas ce niveau ?
Le National n'est pas un championnat facile. Les déplacements, les terrains... En Domino's Ligue 2, les terrains sont meilleurs et il y a de l'ambiance. Dans notre équipe, nous avons de bons joueurs. Certes, ils ne sont pas connus, ils n'ont pas évolué au haut niveau, mais ils ont des qualités. Après, il manque un peu de maturité dans l'effectif pour encore faire mieux, mais cela ne nous empêche pas de déjà faire de bons résultats. Entre le National et la Domino's Ligue 2, ce sont les détails qui font la différence, il faut être très concentré. Le plus important, c'est d'apprendre le plus vite possible.

Pouvez-vous expliquer comment est composé l'effectif de l'AS Béziers ?
La plupart des joueurs viennent de National, peu y ont fait beaucoup de saisons ou évolué en Domino's Ligue 2 voire plus haut. Le club cherche souvent des joueurs dans les divisions inférieures et chaque année, nous avons des éléments de talent. La saison dernière, 11 joueurs avaient signé des contrats pros dans d'autres clubs. Tout cela veut dire qu'il y a un travail bien fait en dehors du terrain. Après, j'espère que le club pourra garder les joueurs.

Vous êtes capitaine et l'un des rares joueurs de l'effectif biterrois à avoir une grande expérience professionnelle. Appréciez-vous ce rôle ?
Oui, j'apprécie passer de bons moments avec les joueurs, parler pour faire avancer l'équipe. Après, le club a pu faire venir Mehdi Mostefa, qui connaît bien ce niveau-là, voire la Ligue 1 Conforama. J'apprécie le rôle de joueur d'expérience, mais il n'est pas facile parce que, au-delà de dire des choses, il faut aussi agir. Il y a beaucoup de paramètres à gérer, mais ça me plaît.

Pouvez-vous nous parler de votre coach, Mathieu Chabert, que l'on connaît peu ?
Le coach, c'est un peu comme le club ou l'effectif. Il vient de découvrir la Domino's Ligue 2, a faim et fait du bon boulot. Depuis qu'il est à la tête de l'équipe, il a fait de bonnes choses : un maintien alors qu'il avait repris l'équipe dans une situation difficile, une saison terminée à 4 points de la 3e place, et la montée la saison dernière. C'est quelqu'un qui motive énormément l'équipe. Il a encore beaucoup de choses à donner.

Samedi, vous recevez le RC Lens au Stade de la Méditerrannée. Une rencontre difficile vu la forme des Sang et Or...
Ils sont en confiance, ont gagné 4 matchs sur 4, sans prendre de but. Nous devrons être à 120%, avec beaucoup de détermination. Il faut profiter, ce sera un beau match face à un club qui a une histoire et jouera la montée cette saison. Et, qui sait, nous pourrons faire un exploit. Tout est possible dans un match.

Pour finir, cela fait 13 ans que vous évoluez en France, vous sentez-vous autant Français que Brésilien ?
J'apprécie beaucoup la France. Je suis arrivé à Moulins, en National, en 2005. Au départ, ce n'était pas facile, il faisait très froid. Mais, avec le temps, j'ai connu des gens, des régions qui m'ont plus et, depuis, je suis marié et mes enfants sont nés ici. Tout ce que j'ai est en France. Je me sens français presque à 100% (rires).
 
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