Damien Comolli (Toulouse FC)
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Damien Comolli (TFC) vise « une remontée immédiate en Ligue 1 Uber Eats »

Publié le 22/07/2020 à 16:42 - avec AFP

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Nommé président du Toulouse FC après le rachat du club par le fonds d’investissement américain RedBird Capital Partners, Damien Comolli s’est exprimé ce mercredi midi en conférence de presse. Il évoque sans détour les ambitions du TFC, relégué en Ligue 2 BKT.

A peine arrivé au poste de président du Toulouse FC, Damien Comolli se montre pour le moins ambitieux. Le TFC bénéficiera du budget « le plus important de la Ligue 2 BKT » et s'est fixé comme objectif la « remontée immédiate en Ligue 1 Uber Eats », a affirmé ce mercredi l’ancien dirigeant de l’AS Saint-Étienne ou encore Tottenham, désormais président du club racheté par le fonds américain RedBird.

« Nous aurons le budget le plus important de la Ligue 2 BKT, ce qui nous met face à nos responsabilités. C'est ce que j'ai dit aux joueurs », a souligné M. Comolli au cours d'une conférence de presse commune avec l'ancien président Olivier Sadran, qui conserve 15% des actions du TFC et reste au conseil d’administration, et en présence "symbolique" du maire de la ville, M. Jean-Luc Moudenc.

Trois ou quatre recrues attendues

Lundi, le fonds américain Redbird Capital Partners a officialisé sa prise de contrôle du club avec l'achat de 85% des actions et a nommé M. Comolli comme président. Pour la saison prochaine, M. Comolli a indiqué qu'il voulait « renforcer l'équipe » et a envisagé « trois ou quatre » arrivées s'il n'y a pas d'autres départs que la dizaine déjà enregistrée (fin de contrat, trois transferts...).

Le club s'attend aussi à perdre Max-Alain Gradel, lequel a « un accord » pour partir, voire Ibrahim Sangaré bien qu'il « n'ait pas envie de se séparer » du milieu ivoirien. « Financièrement, nous n'avons pas besoin de vendre. Les droits télés absorbent le choc de la descente. Redbird a apporté des garanties pour les trois prochaines saisons à la DNCG », le gendarme financier du football pro, a souligné M. Comolli. Le dirigeant veut à terme installer le club « autour de la 6e place » de la Ligue 1 Uber Eats, en se basant énormément sur la formation.

Olivier Sadran fait son mea-culpa

Pour sa part, M. Sadran a fait son mea-culpa sur les cinq-six dernières saisons, une période pendant laquelle il a admis n'avoir plus la « même passion » et avoir « fait beaucoup d'erreurs, dans le choix des entraîneurs, dans le choix des joueurs ». « Il y a eu beaucoup d'approximations » mais « le club a su garder ses qualités de formation et être financièrement stable », a-t-il fait valoir.

« Cette période, moins bonne, je l'ai ressentie mais pas suffisamment mesurée, parce qu'à chaque fois, sur le plan sportif, les choses finissaient par miracle par s'arranger », a-t-il confié. Une période qui a également dégradé le lien entre le club et les supporters que compte bien renouer les nouveaux investisseurs. « On aura besoin des supporters, des ultras aux plus anciens des abonnés, souligne Comolli. Tout le monde sera respecté, écouté, bien traité. On veut avoir un dialogue constructif avec eux. »

Un travail de longue haleine dont a conscience l’homme de 47 ans. « On ne va pas convaincre du jour au lendemain 15 000 personnes de revenir au stade. Il faudra qu'on soit crédibles dans ce qu'on dit, dans ce qu'on fait. Les gens viennent pour la qualité du football joué et les victoires. Il va falloir qu'on montre les deux. » Il n’y a plus qu’à.