Jérémy Ménez (PFC)
Interview

Jérémy Ménez : «Besoin de me retrouver personnellement»

Publié le 25/10/2019 à 15:08 - ADS

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Arrivé au Paris FC fin septembre, le nouvel attaquant parisien Jérémy Ménez est revenu sur son arrivée au PFC, ses bons débuts, son clin d'oeil à Nicolas Anelka ou encore son ex-coéquipier Marvin Martin.

C'est ce qu'on appelle l'effet Jérémy Ménez. Dernier de Domino's Ligue 2 à son arrivée, le Paris FC reste sur deux victoires de suite avant d'accueillir le SM Caen à l'occasion de la 12e journée de championnat ce vendredi soir (20h). Passeur décisif le week-end dernier, l'ex-attaquant international français revient en détails sur son arrivée au Paris FC, lui qui a évolué dans l'autre club de la capitale, au PSG.

Après un an et demi au Mexique, pouvez-vous nous raconter comment vous avez choisi de rejoindre le Paris FC ?
Lors de l’été 2018, j’ai été gravement blessé (rupture des ligaments croisés). J’ai fait mon retour sur les terrains mais il y a eu une petite incompréhension avec l’entraîneur et la suite ne s’est pas très bien passée. Je n’ai plus trop joué. Mais la vie là-bas et l’ambiance dans le groupe étaient top. Une fois la saison terminée, c’était clair dans ma tête, je voulais partir. J’avais envie de revenir en France et de me rapprocher de mes enfants. C’est ce qui a fait pencher la balance, j’avais besoin de me retrouver personnellement. J’ai refusé pas mal d’offres durant le mercato avant de résilier mon contrat avec Club America, ce qui a facilité les choses. J’ai eu des contacts en France, notamment avec le Paris FC. J’ai beaucoup réfléchi avant de prendre ma décision et j’ai décidé de choisir le PFC.

Quel a été le discours du président Pierre Ferracci et de l’entraîneur Mécha Bazdarevic pour vous convaincre ?
Ils m’ont expliqué en détails le projet du PFC, un beau projet. Développer un deuxième club à Paris ne se fait pas du jour au lendemain mais si je peux aider le PFC, ce sera un honneur. Le président et le coach attendent que j’apporte mon expérience. Il faut que je sois un exemple, que j’aide les autres joueurs grâce à mon vécu. Peut-être que les jeunes de l’effectif surveillent ce que je fais. S’ils ont besoin de conseils, je serai le premier à leur en donner.

« Retrouver la confiance »

Quel était l’état du vestiaire du PFC à votre arrivée ?
Je n’ai pas trouvé les joueurs abattus. Il y a de la qualité, on a vu quelle saison ils ont fait l’année dernière. Maintenant, lorsque l’on démarre un match en étant dernier au classement, ce n’est jamais facile. Mais j’ai beaucoup de chance parce que depuis mon arrivée, on a gagné nos deux matchs. Il ne faut pas s’endormir, la situation reste difficile et il faut s’éloigner du bas de classement. Si on maintient cet état d’esprit, on va y arriver.

Vous restez sur deux victoires. Quelle est la recette pour enchaîner ?
Ce qui compte, c’est de retrouver la confiance. Dès qu’on met un but, on joue un peu plus bas, on a un peu plus peur de jouer au ballon parce que c’est tellement important de prendre des points en ce moment qu’on pense avant tout à garder le résultat. C’est naturel. En enchaînant les victoires et en gardant cet état d’esprit, on aura davantage confiance en notre jeu et on pourra grimper au classement.

Que ce soit collectivement ou personnellement, à quoi ressemblerait une saison réussie ?
Vu d’où l’on part, l’objectif premier est de se maintenir. On va prendre les matchs les uns après les autres et essayer de gratter le plus de points possibles. D’un point de vue personnel, je ne me suis pas fixé d’objectif chiffré. La priorité est de retrouver mon niveau, de me sentir bien physiquement. Ça va prendre un peu de temps mais c’est le principal objectif car je sais qu’une fois que je serai à 100%, le reste viendra tout seul.  

Justement, où en êtes-vous physiquement ?
Ça fait plus d’un an que je n’ai pas fait un match complet. Il faut que j’enchaîne les matchs, que je rentre aux vestiaires fatigué. Je pense qu’il me faudra 4 ou 5 rencontres pour être bien. Il n’y a que le rythme des matchs qui me permettra de retrouver mon niveau.

« Un petit clin d'oeil à Nicolas Anelka »

Dans votre carrière, vous avez porté le numéro 7, le 94 et vous venez de choisir le le 39…
Je préfère le numéro 7 mais je suis arrivé très tard au PFC et presque tous les numéros étaient pris. Comme le 39 était encore libre et que j’aime beaucoup Nicolas Anelka, j’ai décidé de lui faire ce petit clin d’œil. J’aimais beaucoup son jeu et sa personnalité. Lorsque j’étais au PSG, il était venu s’entraîner avec nous un certain temps à l’époque de Carlo Ancelotti. On avait pas mal discuté ensemble. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup et que j’admirais comme joueur.

En Domino’s Ligue 2, vous allez retrouver Marvin Martin, avec qui vous étiez au centre de formation de Sochaux et en équipe de France…
Je l’ai eu juste avant qu’il signe à Chambly. C’est bien pour lui, il va pouvoir retrouver ses sensations. Il n’a pas eu de chance avec les blessures dernièrement donc le plus important pour lui, c’est d’enchaîner.