Interview

Laval : L’effectif présenté par Jimmy Roye

Laval : L’effectif présenté par Jimmy Roye

Interview
Publié le 26/08 à 12H12 - N. Maître

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Aussi à l’aise avec son pied droit qu’avec sa verve, le capitaine du Stade Lavallois, Jimmy Roye, s’est prêté au jeu des présentations, joueur par joueur. Entre surnom, taquinerie mais aussi sincérité, il décrit les différentes particularités de ceux qui composent « l’effectif de malades » du club promu.

Alexis Sauvage : « C’est un fou ! Les gardiens sont tous un peu fous, mais lui il l’est vraiment (rires). Plus sérieusement, c’est surtout un très bon gardien avec beaucoup de qualités, notamment un très bon jeu au pied. Il nous sauve souvent. C’est aussi quelqu’un qui met l’ambiance dans l’équipe. Il est prédisposé aux cris de guerre. C’est un moment qu’on attend tous avec impatience après les matchs car il est assez imaginatif. »

Maxime Hautbois : « Ah Max ! On le surnomme Béluga. C’est un mec super dans un collectif, un très bon coéquipier avec qui tu ne vas jamais avoir de problème. A l’image d’Alexis, c’est un très bon gardien avec beaucoup de qualités et un très bon jeu au pied. Il a un état d’esprit irréprochable. Il est un peu moins fou qu’Alex, mais, dans son domaine, il n’est pas mal non plus. »

Marvin Baudry : « On l’appelle Tony ! Je ne peux pas dire pourquoi… Bon, si, son deuxième prénom, c’est Tony. On en rigole parce qu’on trouve que ça ne va pas avec son visage et sa manière d’être (rires). Il découvre la Ligue 2 mais c’est un défenseur qui a énormément d’expérience. Il a longtemps joué en première division belge (107 matchs en Jupiler Pro League) et a aussi disputé des matchs de Ligue Europa (4). Il est dur sur l’homme, il est capable de gérer la profondeur et il est bon dans les relances, que ce soit du pied droit ou du pied gauche. C’est un défenseur assez complet. Ça fait du bien d’avoir un joueur de cette qualité dans notre effectif. »

« Yohan Tavares ? Il anticipe tout avant les autres »

Bryan Goncalves : « BR ! On l’appelle par le diminutif de Bryan, c’est plus rapide. Il avait annoncé son départ cet été avant de faire machine arrière. C’est une très bonne nouvelle pour nous car c’est un très, très bon défenseur. Il mériterait de jouer à l’échelon supérieur. Il va nous apporter une grosse plus-value. Il est gaucher et on sait à quel point c’est important d’en avoir un derrière - même si on a aussi Djibril. C’est un défenseur complet. Il est dur sur l’homme, bon de la tête, rapide, à l’aise dans le jeu court et long et a même une bonne frappe de balle. Il n’y a rien à dire sur ses qualités… Là, il est en train de rattraper son retard dans la préparation avec le préparateur physique, car il a repris plus tard, mais il ne devrait pas tarder à être dans le groupe. »

Yasser Baldé : « Yass dit Batman parce qu’il aime bien le personnage. Quand on a fêté la montée en Ligue 2 BKT, il a passé toute la soirée avec le masque de Batman. Dans un groupe, c’est un coéquipier modèle. Qu’il joue ou qu’il ne joue pas, il est toujours à 100% à l’entraînement. Il est très dur sur l’homme, c’est sa qualité première. Il est aussi à l’aise pour relancer et n’a pas peur balle au pied. Il a un très bon jeu de tête, il se crée beaucoup d’occasions grâce à cela. Il ne les a pas encore concrétisées mais ça va venir. Il fait également partie des joueurs qui découvrent la Ligue 2 au sein du groupe. Mais sur ses premiers matchs, il n’y a rien à dire, il est au niveau. J’espère que ça va continuer sur cette voie, mais je n’ai pas de doute. C’est un gros travailleur ! »

Djibril Diaw : « Il est arrivé cet été. C’est un défenseur d’1m94, dur sur l’homme et qui possède un bon pied gauche. Il est capable de casser les lignes par ses passes et son jeu long. Il va nous apporter cette dimension physique aussi bien défensivement qu’offensivement. Dans le vestiaire, c’est un mec super, il n’est pas là pour poser des problèmes. Il a marqué le week-end dernier, il est déjà en pleine confiance. C’est une bonne nouvelle pour lui, et surtout pour nous ! C’est un joueur qui a une grosse expérience à l’étranger. L’année dernière, il a joué en Ukraine et a dû fuir le pays (il appartient au club ukrainien de Rukh Lviv et est prêté cette saison). Il est parti en Pologne dès le début de la guerre. Quand tu vis des choses comme ça, tu as forcément une grosse force mentale. Tu n’as rien à lui apprendre. Son intégration a été facile et réussie. »

Yohan Tavares : « Je l’appelle le professeur en référence à celui de La Casa de Papel. Il ne lui ressemble pas physiquement mais c’est quelqu’un qui anticipe également tout avant les autres. Il joue plein axe dans notre défense à trois ou à cinq et, pour jouer à ce poste, il faut être très, très intelligent et Yohan l’est. Il est très calme, très posé, très réfléchi et toujours serein. C’est pour ça que j’aime bien l’appeler le professeur. La réalité, c’est surtout qu’il a une très grosse expérience. Du haut de ses 34 ans, il a joué au Portugal (SC Beira-Mar, Estoril, Vitória Setúbal, CD Tondela, Belenenses SAD), en France (ESTAC), à Chypre (APOEL Nicosie) et en Thaïlande (Bangkok United). Ce n’est pas le défenseur le plus rapide au monde, mais il est très bon dans la relance et dans l’anticipation. Il est très rarement pris à défaut. Dans le vestiaire, il ne parle pas beaucoup mais sa parole est toujours très juste. »

Pierrick Cros : « Pierrot, c’est le papi. Ce n’est pas le plus vieux de l’effectif mais il paraît l’être par sa démarche. Il a une très, très grosse expérience. Il a déjà joué en Ligue 2 (56 matchs avec le Red Star). Comme il aime nous le répéter, il a connu quasiment toutes les montées possibles, de N3 à N2, de N2 à N1, de N1 à L2, avec différents clubs. Il ne lui manque que celle de Ligue 2 à Ligue 1, donc il aime nous dire qu’il va nous amener là-haut (rires). Sur le terrain, il est fort dans l’anticipation, il met beaucoup d’agressivité dans son jeu, il est bon dans la relance et ne panique pas avec le ballon. Il est un peu râleur quand il ne gagne pas les jeux réduits, mais ça participe à la vie du groupe. Il en faut toujours un. C’est un joueur d’expérience supplémentaire. On a quand même une équipe assez âgée (rires). »

Dembo Sylla : « Il vient de signer son premier contrat à 19 ans. C’est sa première expérience dans un groupe pro. Il intègre tout juste le vestiaire car il se changeait dans celui de la réserve jusqu’à ce qu’il signe. Du coup, il n’a pas encore de surnom mais on va lui en trouver un. Il est né à Laval, il a grandi à Laval et il a fait toutes ses classes au Stade Lavallois. C’est un joueur avec un gros potentiel. On aime bien lui dire qu’il joue en scooter et qu’il a « un nitro dans les fesses ». Il va tellement vite, c’est vraiment abusé. Dans quelques années, s’il continue de progresser et d’écouter comme il le fait aujourd’hui, c’est un gamin qui sera titulaire en Ligue 2, voire au-dessus. »

« Rémy Duterte ? Son pied gauche, c’est une main »

Edson Seidou : « J’ai rarement vu un joueur aussi costaud que lui. C’est ce qui lui vaut d’être surnommé bizon (dérivé de bison) au sein du groupe. Quand il a le ballon, c’est quasiment impossible de lui prendre, il est tellement puissant... C’est fou ! Il fait partie des trentenaires et connaît le championnat en ayant notamment joué à l’US Orléans. Il prend beaucoup son couloir, il enchaîne les allers-retours et est toujours très actif dans son rôle de piston gauche. Il a une particularité, c’est qu’il aime bien débattre du football, notamment avec Yasser. Ils échangent sur la Ligue 1, la Ligue 2 ou le National et c’est toujours animé. Ça conduit à des moments sympas dans le vestiaire. »

Rémy Duterte : « Le rat ! Le ratus ! C’est un rat par excellence (rires). Dès qu’il a l’opportunité de ne pas payer, il ne paye pas (rires). Plus sérieusement, on l’appelle surtout patte de velours. Son pied gauche, c’est une main. Il a une très grosse qualité de centre. Il dépose le ballon où il veut. Avant de venir à Laval, il était toujours resté dans le Nord. C’est un Boulonnais pure souche. Mais sa première expérience en dehors de ses bases natales lui a souri puisqu’on est montés. Pour l’instant, il n’a fait que deux petites entrées mais il faut lui laisser le temps de découvrir la Ligue 2. C’est quelqu’un qui est toujours de bonne humeur, qu’il ait des problèmes ou pas, il a toujours la joie de vivre. Ça fait plaisir de l’avoir au quotidien. »

Anthony Gonçalves : « Antho, c’est le taulier. C’est un peu son club, il a joué tellement d’années ici... Mais, attention, il n’est pas mayennais, il est né à Chartres et a grandi là-bas. Son surnom, c’est le Gonz. A 36 ans, c’est le joueur le plus expérimenté de l’équipe. Il a joué en Ligue 1, en Ligue 2, à Strasbourg, à Caen, à Laval… C’est la tête d’affiche qui revient chez lui pour finir sa carrière. Il a une très grosse qualité de centre, il prend aussi beaucoup son couloir malgré son âge et nous apporte toute sa roublardise. Il est revenu sur la pointe des pieds et il s’est intégré très facilement. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il va faire ses matchs. C’est super pour le groupe et pour les plus jeunes d’avoir un joueur aussi expérimenté qui revient en toute humilité et avec la détermination qui le caractérise. »

Kévin Perrot : « Le Mayennais pure souche par excellence. Il est né à Laval. Son surnom, c’est Spip. C’est le nom de l’écureuil dans Spirou. Il incarne l’esprit du club, il est très attaché à le défendre en toutes circonstances. C’est un super joueur et coéquipier. Il a une grosse qualité de centre et il a énormément de matchs en Ligue 2 BKT et en National au compteur. Dans un groupe, il est juste parfait. Il est toujours positif. Il est très drôle, avec un humour bien à lui, mais vraiment très, très drôle. Je n’ai que du positif à dire de lui. »

Sam Sanna : « Il est prêté par Toulouse. On lui a trouvé un petit surnom, évidemment. On l’appelle Bilbon en référence au personnage dans Le Hobbit. C’est par rapport à ses oreilles car elles sont un peu pointues (rires). Côté terrain, Sam, c’est un gros potentiel. Tu ne participes pas à une montée en Ligue 1 par hasard. Il est arrivé sur la pointe des pieds, il était assez timide au début, mais il se dévoile au fur et à mesure auprès du groupe. Là, il est blessé, donc c’est embêtant pour nous. Heureusement, il devrait bientôt revenir. Il a une grosse activité au milieu de terrain et il est bon techniquement. C’est celui qui a obtenu le meilleur résultat au Vameval (test physique consistant en une course à vitesse progressive par paliers) avec Jordan Adéoti lors de la préparation. Grâce à cela, il est capable d’être box to box et il n’a pas peur d’aller au charbon. Il a une grande marge de progression. Merci à Toulouse de nous l’avoir prêté ! »

Kevin Tapoko : « Je me rends compte qu’on n’a pas de vrai surnom pour mon Kev. Si… On l’appelle parfois le grand car il mesure 1m97. Il dégage une forme de nonchalance quand on le regarde alors qu’il ne l’est pas du tout sur le terrain. Il a une grande finesse technique malgré sa taille. Sincèrement, à l’inverse de certains joueurs du même gabarit qui rencontrent des difficultés avec le ballon, il est très fort techniquement. Il est né à Laval mais n’y est pas resté toute sa jeunesse car son père était aussi footballeur (Guy-Noël Tapoko). D’ailleurs, pour la petite histoire, il a aussi joué au Stade Lavallois. Sur le terrain, il connaît un début de saison bizarre. Il a reçu pas mal de cartons, même si ce n’est pas un joueur méchant et, en allant jouer avec la réserve, il s’est blessé assez sérieusement au genou. Il va être arrêté pour un bon moment… J’espère qu’il va vite revenir parce que c’est un joueur qui peut beaucoup nous apporter au vu de ses caractéristiques. »

« Julien Maggiotti ? C’est un génie du ballon »

Julien Maggiotti : « Ah Juju ! Son surnom, c’est lardinho. C’est un peu plus sexy que lardon, ça fait un peu brésilien. On l’appelle comme ça car il y a deux ans et demi, il pesait plus de 100 kg. C’est un joueur qui vient de nulle part. Il y a encore quelques années, il vivait en Corse et il faisait des petits boulots comme serveur ou livreur. Il ne prenait pas le foot au sérieux, ce n’était qu’un amusement pour lui. Puis, un jour, des personnes lui ont parlé et il a eu un déclic. Au final, c’est un génie du ballon, c’est aussi simple que ça. Il voit avant les autres. Il a une finesse technique au-dessus de la moyenne. Même s’il ne va pas très vite, il arrive toujours à faire des différences. Il voit des passes que les autres ne voient pas et, dans ce cas-là, c’est plus facile le football (rires). Il me fait penser à des joueurs comme Mickaël Pagis ou Julien Féret. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien s’il a signé à Charleroi cet été et qu’il est prêté chez nous pour la saison. C’est un joueur décisif, il est très adroit sur les coups de pied arrêtés. Je me répète mais c’est vraiment un génie. »

Ryan Ferhaoui : « Il aime bien qu’on l’appelle le zin. C’est un dérivé de cousin mais je n’en sais pas plus sur l’origine de ce surnom. C’est un joueur qui a des grosses qualités techniques. Il est capable d’éliminer deux ou trois joueurs dans un mouchoir de poche. Il amène un grain de folie, il joue avec beaucoup d’insouciance comme s’il était au quartier ou dans la cour de récréation. Ça fait du bien aux yeux de l’avoir. Il y a beaucoup de positif dans son jeu. Il sait faire des différences et éclairer le jeu. Il a été formé à l’AC Ajaccio, puis a beaucoup joué en National 2 avec le FC Sète, avant de très bien s’acclimater au club lors de son arrivée l’été dernier. Au début, on le chambrait car il avait souvent froid et il aimait bien mettre des sous-maillots assez tôt dans la saison. Je suis content pour lui qu’il découvre la Ligue 2, car il a toutes les qualités pour jouer à ce niveau-là. »

Jordan Adéoti : « Kiwi ! Il a un crâne, c’est un kiwi. Quand il ne se rase pas la tête et qu’il laisse pousser pendant deux semaines, ça lui fait une peau de kiwi avec des petits cheveux (rires). C’est le joueur qui compte le plus de matchs de Ligue 1 dans notre effectif (87). Physiquement, il est très affûté. Il a un gros volume de jeu, il est capable d’aller presser partout sur le terrain. Il a aussi une bonne technique, il est assez sûr. Il amène toute son expérience à l’équipe, surtout qu’il a aussi une carrière internationale avec le Bénin (44 sélections). Il n’y a pas beaucoup d’internationaux dans notre équipe, c’est toujours un plus. C’est un coéquipier modèle. Qu’il joue ou qu’il ne joue pas, il est toujours positif. Même s’il est remplaçant, il prend toujours la parole à la mi-temps et à la fin des matchs. Il a un état d’esprit en or. »

Geoffray Durbant : « C’est Douglas ! Je ne connais pas la raison de ce surnom. C’est un joueur avec un parcours atypique qui aurait dû jouer à ce niveau-là bien plus tôt. Il est longtemps passé par la N2 et la N1, des championnats où il était redouté, mais il n’avait jamais encore eu la chance de découvrir la Ligue 2. Il me fascine car, dans toutes les divisions où il joue, il arrive sans cesse à se créer des occasions. Il est toujours bien placé ou les ballons lui tombent toujours dessus, je ne sais pas, mais il a cette qualité en plus qui fait la force d’un bon attaquant. Dans le groupe, il est toujours de bonne humeur, il a toujours le sourire. Comme moi, il vient de Paris et on a notre caractère. On va dire qu’on aime bien gagner. Il n’a pas encore marqué mais ça va venir. A partir du moment où il se crée des occasions, je ne suis pas inquiet, cela va obligatoirement finir par payer. »

Sébastien Da Silva : « Le dinosaure ! Le T-Rex ! C’est un attaquant dans un profil différent des autres. Il est un peu plus massif et plus costaud. Il a un bon jeu de corps et une bonne finesse technique. Il est très adroit devant le but. Il sait bien se placer et fait de bons appels. Il est intelligent dans la construction des attaques. C’est un bon vivant. Là, il est blessé, donc il a un peu moins le sourire. Ces derniers jours, il a d’ailleurs dit à l’équipe qu’il pouvait avoir un caractère plus chiant dans ces moments-là. Il aurait mérité de découvrir la Ligue 2 plus tôt quand le SC Bastia est monté il y a deux saisons (il avait inscrit 12 buts en 31 matchs avec le club corse lors de la saison 2020/21). J’espère qu’il va vite se remettre pour nous rendre des services comme il a l’habitude de le faire. »

Steven Nsimba : « Il est arrivé au début du mercato. Il a un humour assez anglais, il donne l’impression de ne pas souvent sourire alors qu’au fond il est très marrant. Il a de grosses qualités. Quasiment dès son arrivée, je l’ai appelé le prototype : il est costaud, il court vite, il est bon techniquement, il sait conserver le ballon, il est capable de prendre la profondeur et il saute haut. C’est un attaquant assez complet. Il a été très bon lors de son entrée face à Metz, il a apporté toute sa folie. Je pense qu’il sera amené à jouer pas mal de matchs. Il a beaucoup marqué en N2, il faut simplement lui laisser le temps de prendre ses marques et de franchir le cap de la Ligue 2. Il a tout à prouver et je suis sûr qu’il va faire de belles choses. »

« Zakaria Naidji ? Il sent le jeu et le foot »

Kader N’Chobi : « Il joue en scooter. Il est flashé à chaque match entre 36 et 38 km/h, c’est énorme. C’est comparable à la vitesse de Kylian Mbappé. Il est vraiment très rapide et a aussi cette faculté de toujours se créer des occasions. Mais la vitesse reste sa qualité première. Il fait partie des joueurs très drôles de l’effectif. Il se chambre pas mal avec tout le monde. Comme Geoffrey, il a un parcours atypique et découvre la Ligue 2. On l’a vu face à Annecy ou lors de son entrée face à Metz, c’est un joueur qui va forcément nous apporter durant la saison. Kader, il vaut mieux l’avoir avec nous que contre nous. Je plains les défenseurs adverses. Puis, avec Yapi (dérivé de son deuxième prénom Yapo), c’est un peu la Fashion Week dans le vestiaire. Il aime bien s’habiller. Quand il arrive, il se fait souvent chambrer et il rend la pareille. On rigole bien. »

Zakaria Naidji : « Techniquement, il est très, très fort. Il a été formé à l’académie du Paradou en Algérie, où il a joué pieds nus jusqu’à l’âge de 13 ans. Quand tu joues de cette manière avec des ballons en cuir jusqu’à cet âge-là, comme les Brésiliens qui jouent sur la plage, tu deviens forcément très fort techniquement. Il est très fin dans le jeu, il est intelligent et il aime bien combiner avec ses coéquipiers en attaque. C’est vraiment quelqu’un qui sent le jeu et le foot. Cela lui permet de se créer beaucoup d’occasions, puis il est très adroit devant la cage. Il n'est pas très grand mais il a un très bon jeu de tête avec un bon timing. Il m’a impressionné lors des tennis-ballons. Il faut encore qu’il progresse dos au jeu mais il en est conscient. Il va nous faire beaucoup de bien. Il s’est très bien intégré, il est heureux et épanoui. Tous les voyants sont au vert. »