Interview

Paris FC : La petite interview de Vincent Demarconnay

Publié le 10/06/2022 à 10:58 - ADS

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Premier maillot, idole de jeunesse, joueur le plus fou du vestiaire, adversaire le plus impressionnant… Le gardien du Paris FC Vincent Demarconnay s’est prêté au jeu de la petite interview.

Vincent, quel a été votre premier maillot de foot ?
Avec mon frère, qui a deux ans de plus que moi, on avait eu un ensemble de l’AC Milan au début des années 1990. Je crois bien que c’était mon premier maillot.

Quel métier auriez-vous fait si vous n’aviez pas été footballeur ?
Je pense que j’aurais fait quelque chose dans le sport. Peut-être prof d’EPS !

Qui était votre première idole ?
Fabien Barthez ! C’était le gardien de l’équipe de France quand j’étais jeune. Je sais qu’il a commencé à Toulouse mais c’est à partir de son époque marseillaise que j’ai commencé à le suivre tout particulièrement. Il était déjà précurseur sur le jeu au pied. Ce n’était pas encore un monument mais il montait déjà en puissance.

Vous souvenez-vous de votre première fois au stade ?
C’était pour un match de CFA (4e division) près de chez moi, pour un derby Poitiers-Châtellerault. Et sinon, le premier match de Ligue 1 auquel j’ai assisté, j’étais sur le banc ! C’était un match du Mans à Nantes, en 2003 je crois.

« Le plus sous-coté ? Vincent Demarconnay ! »

Quel adversaire vous a le plus impressionné ces dernières saisons ?
Diego Rigonato, l’ancien Rémois. Il avait fait une saison incroyable. Il avait énormément de qualités : un pied gauche de feu, une accélération incroyable… Il avait d’ailleurs été élu meilleur joueur de Ligue 2 BKT (en 2017/2018) et c’était amplement mérité. Je me souviens qu’avec le Paris FC, on avait eu beaucoup de mal à le contenir. Il avait été impressionnant. On en a reparlé récemment avec les joueurs qui sont encore au club !

Quel joueur du championnat est le plus sous-coté selon vous ?
Vincent Demarconnay (rires) ! Non, je dirais peut-être Cyril Mandouki. C’est un peu un travailleur de l’ombre et il est très important pour nous. Il est très intelligent, il permet à l’équipe de garder son équilibre. On le voit peu mais il fait beaucoup de courses utiles, pour compenser les montées de nos latéraux par exemple.

Et parmi vos adversaires ?
J’aime beaucoup Victor Lobry de Pau. C’est un très bon joueur. Il a eu de moins bonnes statistiques cette saison mais il est très important pour son équipe. Il court toujours ses 12-13 kilomètres par match. De l’extérieur, ce n’est pas un joueur très médiatique mais, à Pau, il est essentiel. Il mérite sans doute un peu plus de lumière.

Quel est votre geste préféré sur le terrain ?
Un 6 mètres rapidement joué par-dessus un adversaire pour trouver mon latéral, qui permet de faire avancer le jeu.

Et le geste le plus difficile à réaliser ?
Ce qui est dur, c’est de bien ressortir la balle quand on est sous pression, de ne pas tomber dans la facilité de dégager en mettant une mine devant. C’est difficile de trouver le joueur libre sur les relances courtes.

Hors Charléty, dans quel stade avez-vous préféré jouer cette saison ?
On a adoré jouer au Stadium il y a quelques semaines. Le match était à guichets fermés. C’était un sacré moment pour nous. A Bastia, c’était pas mal non plus même si c’est une autre ambiance ! J’adore aussi le Roudourou. C’est un stade super avec ses tribunes très proches du terrain et la pelouse est très bonne.

« J’aime bien comment Pau López se positionne »

Quand vous allumez la TV pour regarder un match, à quoi faites-vous attention ?
Si c’est un match de Ligue 2, je vais regarder ce que font les équipes tactiquement. Et sinon, je regarde forcément ce que font les gardiens, comment ils se positionnent selon les actions de jeu. J’essaie de voir ce que ça peut m’apporter, ce qu’ils font de bien et de mal. Quand il y a un but, on se demande toujours ce que le gardien aurait pu mieux faire. Je m’applique tout ça bien évidemment.

Quel est le gardien de Ligue 1 Uber Eats qui t’a le plus plu cette saison ?
J’aime bien comment Pau López se positionne. Je ne parle pas uniquement des moments où il joue haut pour aider les ressorties de balles mais de son positionnement sur les attaques adverses. D’ailleurs, Steve Mandanda aussi, il se positionne très bien. Il oriente très bien son corps sur les centres, surtout ceux qui sont envoyés dans le dos de la défense.

Quel est le joueur le plus fou du vestiaire du Paris FC ?
On a pas mal de phénomènes mais, le plus cinglé, c’est peut-être Julien Lopez. Il est fou ! Il peut péter un plomb pour un rien, il sort toujours des bêtises. Il en tient une couche (rires).

Êtes-vous superstitieux ?
Pas particulièrement mais j’aime bien avoir des routines, avant de sortir m’échauffer par exemple. Ce sont des routines qui me permettent de bien me préparer. Selon les périodes, selon si je me sens bien ou non, je modifie des choses. Mais ce ne sont pas de vraies superstitions. Par exemple, je me passe de l’huile chauffante sur le corps, été comme hiver, puis je vais dans les douches pour faire des déverrouillages articulaires.